Partager la publication "Aide pour un chauffe-eau thermodynamique en 2026 : la prime CEE bonifiée, combien et à quelles conditions"
Publié le 12 octobre 2026 · Chiffres vérifiés le 12 octobre 2026
En 2026, l’aide directe pour installer un chauffe-eau thermodynamique est la prime CEE de la fiche BAR-TH-148, multipliée par 7 pour les ménages modestes et par 4 pour les autres si l’opération est engagée (en pratique, le devis accepté) entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026. Au prix des certificats d’août 2026, cela représente environ 510 à 1 760 € en maison selon vos revenus. MaPrimeRénov’ ne finance plus cet équipement pour les demandes déposées depuis le 1er septembre 2026. Règles et montants vérifiés au 12 octobre 2026, pour un logement situé en France métropolitaine.
L’essentiel
- MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus le chauffe-eau thermodynamique pour les demandes déposées depuis le 1er septembre 2026 (décret n° 2026-822).
- La prime CEE est bonifiée ×7 pour les ménages modestes et ×4 pour les autres, pour les opérations engagées avant le 1er janvier 2027, en métropole.
- En maison, au prix des certificats d’août 2026, la valeur de marché de la prime est d’environ 1 760 € pour un ménage très modeste, 900 € pour un ménage modeste et 510 € pour les autres (hypothèse de prix, à vérifier le jour de l’offre) ; les offres réelles sont en général plus basses.
- Condition décisive : après les travaux, aucun équipement fonctionnant aux énergies fossiles ne doit produire l’eau chaude.
- Notre conseil : comparez au moins deux offres de prime CEE et acceptez-en une par écrit avant de signer le devis ; le devis doit lui-même être accepté au plus tard le 31 décembre 2026.
Quelle aide pour un chauffe-eau thermodynamique en 2026 ?
L’aide principale est la prime CEE de la fiche BAR-TH-148, bonifiée jusqu’au 31 décembre 2026 ; la TVA à 5,5 % s’y ajoute. Un chauffe-eau thermodynamique (CET) est un ballon d’eau chaude couplé à une petite pompe à chaleur qui puise les calories de l’air ; son efficacité se lit avec un coefficient de performance, expliqué dans notre article comprendre le COP d’une pompe à chaleur. La prime CEE (certificats d’économies d’énergie) est versée par un fournisseur d’énergie ou un délégataire, pas par l’État : elle rémunère un volume forfaitaire d’économies d’énergie, exprimé en kWh cumac, que l’arrêté du 17 août 2026 multiplie par un coefficient.
MaPrimeRénov’ finance-t-elle encore le chauffe-eau thermodynamique ?
Non : le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 a supprimé le forfait MaPrimeRénov’ par geste des « pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire » pour les demandes déposées à compter du 1er septembre 2026. Le chauffe-eau solaire (hors outre-mer), le bois, la ventilation et l’isolation ont été retirés en même temps (Service-public.fr). En métropole, le parcours par geste finance encore les pompes à chaleur air/eau, géothermiques ou solarothermiques, le raccordement à un réseau de chaleur, la dépose d’une cuve à fioul et l’audit énergétique (fiche MaPrimeRénov’ de Service-public.fr). Le détail des gestes restants figure dans notre point sur les aides à la rénovation énergétique, geste par geste. Attention : un dossier MaPrimeRénov’ déposé avant le 1er septembre 2026 pour un chauffe-eau thermodynamique prive l’opération de la bonification CEE, sauf s’il a été refusé (arrêté du 17 août 2026).
Combien toucherez-vous selon vos revenus ?
En maison individuelle, au prix des certificats d’août 2026, la prime vaut, à titre indicatif, environ 1 760 € pour un ménage très modeste, 900 € pour un ménage modeste et 510 € pour les autres ménages. L’État fixe le volume de certificats et le coefficient, pas le prix : chaque fournisseur fait sa propre offre, en général inférieure à cette valeur de marché.
Comment calculer sa prime CEE ?
La prime se calcule ainsi : volume forfaitaire (en MWh cumac) × coefficient de bonification × prix du certificat (en euros par MWh cumac). La fiche BAR-TH-148 en vigueur attribue 14 700 kWh cumac à une maison individuelle et 11 800 kWh cumac à un appartement, sans distinction de zone climatique. Les ménages très modestes génèrent des certificats « précarité », mieux payés que les certificats classiques ; les ménages seulement modestes génèrent des certificats classiques, même avec le coefficient 7. Pour nos simulations, nous retenons les prix moyens d’août 2026 du registre Emmy, tels que repris par le baromètre de l’opérateur S2EE : 8,71 €/MWh cumac pour les certificats classiques et 17,12 €/MWh cumac pour les certificats « précarité », cohérents avec l’indice spot de C2E Market de septembre 2026 (8,76 et 18,17 €). Ces prix changent chaque mois.
Simulation indicative
Valeur de marché indicative de la prime CEE pour un chauffe-eau thermodynamique
Valeur des certificats générés par votre chantier, avant la marge du fournisseur de prime.
| Profil de revenus | Calcul (maison) | Maison | Appartement |
|---|---|---|---|
| Très modeste (×7, certificats « précarité ») | 14,7 × 7 × 17,12 € | ≈ 1 760 € | ≈ 1 410 € |
| Modeste (×7, certificats classiques) | 14,7 × 7 × 8,71 € | ≈ 900 € | ≈ 720 € |
| Autres ménages (×4, certificats classiques) | 14,7 × 4 × 8,71 € | ≈ 510 € | ≈ 410 € |
| Sans bonification (×1), ménage non modeste | 14,7 × 1 × 8,71 € | ≈ 130 € | ≈ 100 € |
Hypothèses : volumes de la fiche BAR-TH-148 version A78.4 ; coefficients de l’arrêté du 17 août 2026 ; certificats « précarité » réservés aux ménages sous les plafonds « très modestes » (arrêté du 29 décembre 2014, article 3-1) ; prix moyens d’août 2026 du registre Emmy publiés le 18 septembre 2026, repris par l’opérateur S2EE (hypothèse de prix, à vérifier le jour de l’offre) ; aucune marge du fournisseur de prime déduite. Les prix des certificats varient chaque mois. Calculs recontrôlés le 12/10/2026 lors de notre vérification.
Pourquoi les montants affichés diffèrent-ils d’un site à l’autre ?
Les écarts viennent du prix du certificat retenu, de la marge du fournisseur de prime et de barèmes périmés. Certaines pages utilisent encore l’ancien forfait de 15 600 kWh cumac, abandonné depuis la version A78.4 de la fiche, ou affichent une prime non bonifiée ; d’autres appliquent le prix « précarité » à tous les ménages modestes, ce qui double presque le montant pour ceux qui ne sont pas très modestes.
Êtes-vous un ménage « très modeste » ou « modeste » ?
Le coefficient 7 s’applique si le revenu fiscal de référence du foyer est inférieur au plafond « modestes » ; sous le plafond « très modestes », les certificats sont en plus valorisés au prix « précarité ». Ces plafonds, fixés à l’article 3-1 de l’arrêté du 29 décembre 2014, sont identiques aux plafonds « très modestes » et « modestes » de l’Anah pour 2026.
| Personnes dans le foyer | Très modestes, hors Île-de-France | Modestes, hors Île-de-France | Très modestes, Île-de-France | Modestes, Île-de-France |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 17 363 € | 22 259 € | 24 031 € | 29 253 € |
| 2 | 25 393 € | 32 553 € | 35 270 € | 42 933 € |
| 3 | 30 540 € | 39 148 € | 42 357 € | 51 564 € |
| 4 | 35 676 € | 45 735 € | 49 455 € | 60 208 € |
| 5 | 40 835 € | 52 348 € | 56 580 € | 68 877 € |
| Par personne en plus | + 5 151 € | + 6 598 € | + 7 116 € | + 8 663 € |
Quelles conditions pour obtenir la prime bonifiée ?
Il faut un logement de plus de 2 ans en métropole, un installateur RGE, un appareil assez performant, une opération engagée entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026, et aucune énergie fossile pour l’eau chaude après les travaux.
- Bâtiment résidentiel existant depuis plus de 2 ans à la date d’engagement, en France métropolitaine.
- Pose par un professionnel titulaire d’un signe de qualité RGE.
- Efficacité énergétique pour le chauffage de l’eau d’au moins 95 % (profil de soutirage M), 100 % (L) ou 110 % (XL), au sens du règlement européen n° 814/2013 : l’installateur doit pouvoir vous la justifier.
- Opération engagée entre le 1er septembre et le 31 décembre 2026.
- Aucun système de production d’eau chaude intégrant un équipement susceptible d’utiliser des combustibles fossiles, installé ou conservé.
- Pas de dossier MaPrimeRénov’ déposé avant le 1er septembre 2026 pour ce chauffe-eau, sauf refus.
Faut-il signer le devis ou finir les travaux avant le 31 décembre ?
C’est la date d’engagement de l’opération qui doit être antérieure au 1er janvier 2027 ; l’attestation de la fiche BAR-TH-148 cite comme exemple la date d’acceptation du devis. Nous n’avons trouvé dans l’arrêté du 17 août 2026 aucune date limite d’achèvement des travaux. Faites tout de même préciser par écrit au fournisseur de prime jusqu’à quand la pose peut intervenir. Depuis le 1er septembre 2026, les opérations BAR-TH-148 sont en outre contrôlées à 20 % sur le lieu des travaux et à 30 % de plus par contact avec le ménage (arrêté du 17 août 2026).
Pouvez-vous garder votre chaudière gaz ?
Oui pour le chauffage, si la chaudière ne produit plus du tout l’eau chaude, par exemple quand le ballon qui lui était raccordé est déposé : la condition de l’arrêté vise le système de production d’eau chaude sanitaire. Une chaudière mixte conservée, qui chauffe à la fois la maison et l’eau, expose à un refus : l’arrêté exclut tout système d’eau chaude intégrant un équipement « susceptible » d’utiliser des combustibles fossiles, ce qui vise la capacité de l’appareil et pas seulement son usage. Sans accord écrit du fournisseur de prime avant de signer, considérez qu’elle n’est pas compatible avec la bonification. En rénovation d’ampleur, la règle est plus stricte : depuis le 1er septembre 2026, un nouveau dossier pour une maison individuelle doit comprendre une décarbonation, sans chaudière gaz ou fioul maintenue (Anah).
Dans quel ordre faire les démarches ?
L’offre de prime CEE doit être acceptée « avant toute signature de devis », et un dossier incomplet ou non conforme peut entraîner le refus de la prime (fiche CEE de Service-public.fr).
- Comparez au moins deux offres de prime CEE et acceptez-en une, par écrit, avec le montant en euros.
- Faites établir un devis par une entreprise RGE et acceptez-le au plus tard le 31 décembre 2026.
- Faites poser l’appareil, puis transmettez la facture et l’attestation sur l’honneur signée.
- Recevez la prime, par virement ou en déduction de la facture selon l’offre.
Quelles autres aides pouvez-vous ajouter ?
La TVA à 5,5 % s’applique directement sur le devis, et l’éco-prêt à taux zéro peut financer jusqu’à 15 000 € sur 15 ans l’installation d’un équipement d’eau chaude utilisant une énergie renouvelable, catégorie dans laquelle votre banque doit confirmer que votre appareil entre. La TVA réduite vise les chauffe-eau thermodynamiques posés dans un logement achevé depuis plus de 2 ans ; vous certifiez les conditions par une simple mention sur le devis ou la facture (economie.gouv.fr). L’éco-PTZ couvre l’« installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire utilisant une source d’énergie renouvelable », réalisée par une entreprise RGE (fiche éco-PTZ de Service-public.fr). En rénovation d’ampleur, c’est l’Anah qui demande les certificats à votre place : vous vous engagez à ne pas demander de prime CEE vous-même (fiche MaPrimeRénov’ de Service-public.fr).
Combien coûte un chauffe-eau thermodynamique posé ?
Un chauffe-eau thermodynamique coûte souvent plus de 2 000 €, et 3 500 € pose comprise est un maximum raisonnable selon l’UFC-Que Choisir. Il n’existe pas de prix de référence officiel, et l’écart dépend du type d’appareil : sur air ambiant, sur air extérieur avec gaines, sur air extrait couplé à la VMC, ou en version split avec une unité extérieure. L’UFC-Que Choisir signale aussi des appareils vendus à domicile 7 000 €, parfois 9 000 € et même 11 000 € : à 7 000 €, même une famille de 4 personnes très modeste mettrait plus de 12 ans à rembourser l’appareil dans notre simulation. Un tel prix est un signal d’alerte. Pour comparer avec les autres solutions d’eau chaude, voyez notre comparatif des chauffe-eau économiques.
Un chauffe-eau thermodynamique est-il rentable face à un ballon électrique ?
Il est rentabilisé sur sa durée de vie à partir de 2 personnes dans des conditions favorables, et nettement à partir de 3 ou 4 personnes : selon l’ADEME, un chauffe-eau thermodynamique consomme 3 fois moins d’énergie qu’un modèle classique. Le gain annuel dépend surtout du nombre d’occupants ; le prix posé et la prime décident du délai de retour (ADEME).

Simulation indicative
Économie annuelle et délai de retour d’un chauffe-eau thermodynamique posé à 3 000 € en maison
Facture d’électricité de chaque appareil, puis nombre d’années d’économies nécessaires pour rembourser le chauffe-eau thermodynamique, prime déduite.
| Foyer | Ballon électrique | Chauffe-eau thermodynamique | Économie par an | Retour, très modeste (≈ 1 760 €) | Retour, modeste (≈ 900 €) | Retour, autres (≈ 510 €) | Retour sans prime |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 personne | ≈ 810 kWh, 161 € | ≈ 270 kWh, 54 € | ≈ 107 € | ≈ 11,5 ans | ≈ 19,5 ans | ≈ 23 ans | ≈ 28 ans |
| 2 personnes | ≈ 1 610 kWh, 323 € | ≈ 540 kWh, 108 € | ≈ 215 € | ≈ 6 ans | ≈ 10 ans | ≈ 11,5 ans | ≈ 14 ans |
| 3 personnes | ≈ 2 420 kWh, 484 € | ≈ 810 kWh, 161 € | ≈ 323 € | ≈ 4 ans | ≈ 6,5 ans | ≈ 7,5 ans | ≈ 9 ans |
| 4 personnes | ≈ 3 230 kWh, 646 € | ≈ 1 080 kWh, 215 € | ≈ 430 € | ≈ 3 ans | ≈ 5 ans | ≈ 6 ans | ≈ 7 ans |
Hypothèses : 40 litres d’eau à 50 °C par jour et par personne, bas de la fourchette de 40 à 60 litres du guide ADEME du solaire thermique ; eau froide à 12 °C environ en moyenne annuelle ; coefficient de performance moyen d’un ballon électrique classique de 0,8, pertes de chaleur comprises (UFC-Que Choisir) ; chauffe-eau thermodynamique 3 fois plus sobre (ADEME) ; électricité au tarif réglementé option Base 6 kVA au 1er août 2026, soit 13,61 c€/kWh hors taxes (CRE) plus l’accise de 30,62 €/MWh et 20 % de TVA, environ 0,2001 €/kWh TTC, constant ; prix posé de 3 000 €, entre le « souvent plus de 2 000 € » et le maximum de 3 500 € cités par l’UFC-Que Choisir ; primes de marché indicatives du tableau précédent ; abonnement et entretien non comptés. Calculs recontrôlés le 12/10/2026 lors de notre vérification.
Ce qui fait varier le résultat : le calcul ne déduit pas le prix d’un ballon électrique neuf, ce qui allonge le délai, mais retient l’écart d’efficacité le plus favorable cité par l’ADEME et la prime de marché, ce qui le raccourcit. Si l’appareil ne consomme que 2 fois moins, par exemple dans un local froid, le retour sans prime passe à environ 19 ans à 2 personnes et 9 ans à 4. Si votre ballon électrique chauffe en heures creuses, l’économie est plus faible ; avec une eau réglée à 55 °C au lieu de 50 °C, le besoin augmente d’environ 13 %.
Seul, avec 40 litres d’eau chaude par jour, l’appareil ne se rembourse sur sa durée de vie conventionnelle de 17 ans, retenue par la fiche BAR-TH-148, qu’avec la prime d’un ménage très modeste. Avec une plus forte consommation d’eau chaude, la prime d’un ménage modeste peut suffire. À 4 personnes, comptez environ 7 ans sans prime (environ 9 ans dans un local froid) et 3 à 6 ans avec la prime bonifiée.
Où installer un chauffe-eau thermodynamique, et fait-il du bruit ?
Un chauffe-eau thermodynamique sur air ambiant se place dans une pièce non chauffée assez grande (au moins 20 m² selon l’ADEME, 20 m³ selon l’UFC-Que Choisir), qu’il refroidit en fonctionnant. Cela peut entraîner une surconsommation de chauffage pour le logement (ADEME).

Son ventilateur et son compresseur s’entendent : au-dessus de 50 décibels, le niveau sonore peut devenir dérangeant, et l’unité extérieure d’un modèle sur air extérieur peut gêner le voisinage. Le rendement baisse quand l’air se refroidit : selon l’UFC-Que Choisir, même les meilleurs modèles ne dépassent pas un coefficient de performance de 2 quand l’air extérieur est à −5 °C. L’obligation d’entretien périodique des systèmes thermodynamiques de 4 à 70 kW ne vise pas les appareils destinés uniquement à l’eau chaude d’un seul logement (CAPEB) ; un entretien régulier reste néanmoins utile. Côté hygiène, ne réglez pas l’eau trop bas : l’ARS Bretagne recommande une eau chaude d’au moins 50 °C pour limiter le risque de légionelles, et une eau à plus de 50 °C au robinet peut provoquer de graves brûlures ; un mitigeur thermostatique concilie les deux.
Le chauffe-eau solaire est-il une meilleure option ?
Le chauffe-eau solaire individuel (CESI) bénéficie lui aussi d’une prime CEE bonifiée jusqu’au 31 décembre 2026, ×5 pour les ménages modestes et ×4 pour les autres, et couvre 50 à 80 % des besoins annuels d’eau chaude. Il coûte plus cher : 900 à 1 700 € HT par m² de capteurs pose comprise pour un modèle monobloc, avec environ 2 m² dans le Sud et 4 m² dans le Nord pour 4 personnes (guide ADEME du solaire thermique).
Chauffe-eau solaire individuel (CESI) : fonctionnement, prix, aides 2026 et alternatives
Que se passera-t-il après le 31 décembre 2026 ?
Sans nouveau texte, la prime reviendra au barème sans bonification : environ 130 € en maison pour un ménage non modeste au prix d’août 2026, et environ 250 € pour un ménage très modeste. Aucune prolongation n’a été publiée au 12 octobre 2026. Lors de la consultation publique, l’administration a écarté un allongement de la période afin de « bénéficier d’un premier retour d’expérience » (motifs de la décision).
Comment éviter les arnaques au chauffe-eau thermodynamique ?
Ne donnez pas suite à une sollicitation non demandée : le démarchage par téléphone, SMS, courriel ou réseaux sociaux pour des travaux de rénovation énergétique est interdit, sauf dans le cadre d’un contrat en cours. La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 a étendu cette interdiction et prévoit des amendes jusqu’à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale (ANIL). Vérifiez la qualification RGE de l’entreprise et ne signez rien le jour d’une visite non sollicitée.
À vérifier avant de vous lancer
- La qualification RGE de l’installateur : annuaire des professionnels RGE.
- Votre catégorie de revenus : votre dernier avis d’impôt et le tableau des plafonds ci-dessus ; un conseiller France Rénov’ peut vous aider gratuitement.
- L’offre de prime CEE par écrit, avec le montant en euros et la date limite de pose, avant d’accepter le devis.
- Si vous avez une chaudière mixte : une confirmation écrite du fournisseur de prime sur la condition « aucune énergie fossile pour l’eau chaude ».
Questions fréquentes
La prime CEE se cumule-t-elle avec l’éco-PTZ ?
Oui, selon la fiche CEE de Service-public.fr ; le cumul avec MaPrimeRénov’ par geste, aussi prévu par cette fiche, ne concerne plus le chauffe-eau thermodynamique, retiré du dispositif. La prime ne s’ajoute pas à MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur, où l’Anah demande les certificats à la place du ménage (fiche MaPrimeRénov’ de Service-public.fr).
Sources
- Décret n° 2026-822 du 25 août 2026 modifiant le décret n° 2020-26 relatif à la prime de transition énergétique, Journal officiel du 27/08/2026, texte reproduit par AIDA-Ineris, consulté le 12/10/2026.
- Service-public.fr, « MaPrimeRénov’ : certains projets de travaux bientôt exclus du dispositif », actualité A18332 du 23/02/2026, mise à jour le 27/08/2026, consulté le 12/10/2026.
- Arrêté du 17 août 2026 créant de nouvelles bonifications CEE (BAR-TH-101, BAR-TH-148, BAR-TH-162, BAR-TH-168), Journal officiel n° 196 du 23/08/2026, texte reproduit par AIDA-Ineris, consulté le 12/10/2026.
- Ministère chargé de l’énergie, « Motifs de la décision », consultation publique sur l’arrêté de bonifications CEE, août 2026, consulté le 12/10/2026.
- Ministère de la Transition écologique, fiche d’opération standardisée BAR-TH-148, version A78.4, en vigueur depuis le 01/01/2026, consulté le 12/10/2026.
- Arrêté du 29 décembre 2014 relatif aux modalités d’application du dispositif des certificats d’économies d’énergie, article 3-1, version consolidée, texte reproduit par AIDA-Ineris, consulté le 12/10/2026.
- Anah, circulaire relative aux plafonds de ressources applicables en 2026, 01/12/2025, consulté le 12/10/2026.
- Service-public.fr, « MaPrimeRénov’ », fiche F35083, vérifiée le 01/09/2026, consulté le 12/10/2026.
- Service-public.fr, « Prime énergie (CEE) », fiche F35584, vérifiée le 26/06/2026, consulté le 12/10/2026.
- Ministère de l’Économie, « TVA à taux réduit : pour quels travaux ? », 11/12/2025, consulté le 12/10/2026.
- Service-public.fr, « Éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) », fiche F19905, vérifiée le 01/09/2026, consulté le 12/10/2026.
- Anah, « Électrifions la France et ses impacts sur l’amélioration de l’habitat privé », 02/06/2026, consulté le 12/10/2026.
- ANIL, analyse de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 contre la fraude aux aides publiques, 03/07/2025, consulté le 12/10/2026.
- ADEME, « Produire de l’eau chaude avec des énergies renouvelables », 12/12/2025, consulté le 12/10/2026.
- ADEME, guide « Tout comprendre : le solaire thermique », décembre 2024, consulté le 12/10/2026.
- Commission de régulation de l’énergie, délibération n° 2026-147 du 15/07/2026, annexe B, tarifs réglementés de vente d’électricité au 01/08/2026, consulté le 12/10/2026.
- ARS Bretagne, « La légionellose : connaître la maladie et la prévenir », consulté le 12/10/2026.
- Service-public.fr, « Rechercher un professionnel reconnu garant de l’environnement (RGE) ou un architecte référencé », consulté le 12/10/2026.
- UFC-Que Choisir, guide d’achat « Chauffe-eau thermodynamiques », page non datée, consulté le 12/10/2026.
- CAPEB, « Systèmes thermodynamiques : l’entretien périodique », 28/08/2020, consulté le 12/10/2026.
- Registre national des certificats d’économies d’énergie Emmy, prix moyens d’août 2026 publiés le 18/09/2026, repris par l’opérateur S2EE (baromètre CEE 2026, mis à jour le 05/10/2026) et recoupés avec l’indice spot de C2E Market (septembre 2026 : 8,76 et 18,17 €/MWh cumac), consulté le 12/10/2026.
Article préparé avec l’aide d’outils d’IA ; les données réglementaires ont été vérifiées le 12/10/2026 sur les sources officielles citées ; les prix des certificats proviennent d’opérateurs de marché et servent d’hypothèse de calcul. Notre méthode éditoriale.




