Combien coûte une pompe à chaleur ?

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Les pompes à chaleur offrent un moyen efficace de chauffer et de refroidir votre maison et sont devenues de plus en plus populaires auprès de nombreux propriétaires français. Elles sont beaucoup plus efficaces que les chauffages électriques et les climatiseurs ordinaires, ce qui peut permettre d’économiser plusieurs centaines d’euros par an.
En effet, selon plusieurs études,  les systèmes de pompe à chaleur produisent 1,5 à 3 fois plus d’énergie que l’énergie électrique consommée pendant leur fonctionnement. Cela est lié à leur principe de fonctionnement que je vous explique dans cet autre article. Bien sur, les prix varient en fonction des types de pompe à chaleur qui représentent chacun des coûts associés différents pour l’unité et l’installation.
Mais j’ai pris mon courage à deux mains et me suis plongé dans l’univers fabuleux des prix d’installation de PAC.
D’ailleurs, à propos de fables et affabulateurs d’ailleurs, oubliez directement la pompe à chaleur à 1 € : cela n’existe plus et c’était de toute façon très rare, les conditions de revenus et les critères de vétusté des installations à remplacer étant très strictes pour obtenir le fameux 1€. Aujourd’hui il vous faudra compter au minimum du minimum (c’est-à- dire avec des revenus très faibles) 2 100€.. Pour le reste des prix, voici ce que j’ai retrouvé lors de mes recherches :

Pompe à chaleur : prix moyen de l’appareil et de l’installation

Le prix d’une pompe à chaleur dépend de son mode de fonctionnement. Pose comprise, il faut compter : 

  • 5 000 à 11 000 euros pour une PAC air-air ;
  • 10 000 à 16 000 euros pour une PAC air-eau ;
  • 14 000 à 18 000 euros pour les PAC géothermiques et hydrothermiques. 

Mais attention, le matériel et sa pose ne comprend pas l’ensemble des coûts liés à la mise en place de votre dispositif de pompe à chaleur. Notamment dans le cas des PAC Géothermique ou Eau/Eau : 

  • Le forage, environ 100 euros par mètre linéaire pour une PAC géothermique à capteurs verticaux.
  • PAC Géothermique sans forage : comptez 5 000€ pour le terrassement, les gaines d’air et la remise en état du terrain
  • Les émetteurs de chaleur, qui permettent de diffuser cette dernière (car la PAC se caractérise par une température plus faible des fluides utilisés pour le chauffage; donc il vous faudra potentiellement changer vos radiateurs.. Par exemple, comptez 3 000 à 5 000 euros pour un système de radiateurs basse température, 40 à 75 euros le m² pour les planchers chauffants. Pour un ventilo-convecteur (bloc de ventilation), il faut débourser entre 600 et 2 000 euros. 

Outre la technologie de PAC choisie, ce prix pourra varier à la hausse ou à la baisse selon 

  • le climat de l’endroit ou est situé le logement (qui influera sur la puissance – notamment pour le mode chauffage ou les performances s’érodent au fur et à mesure que la température extérieure baisse)
  • la surface des pièces à chauffer;
  • le nombre de personnes dans le foyer ou le bâtiment;
  • la configuration du chauffage existant : est ce que certaines de ses composantes pourront être réutilisée ou non..

Plus précisément, voici les prix par M² pour un système de Pompe à chaleur

  • PAC air/eau et pompes à chaleur air/air:55 et 90 € TTC par m² chauffé et rafraîchi
  • PAC sol/sol et pompes à chaleur sol/eau : Environ 68 à 97 € TTC par m² chauffé
  • PAC eau glycolée/eau et pompes à chaleur eau/eau : comptez entre 78€ et 190€ € TTC par m² chauffé 
  • Ajoutez les coûts annuels de fonctionnement d’une PAC : dans une fourchette allant de 2,3€ à 3,7 € TTC par m² et par an

Quel coût annuel pour l’entretien de ma PAC ? Est-ce obligatoire ?

N’oubliez pas que l’entretien de la pompe à chaleur est facultatif, mais est fortement recommandé pour garantir les performances à long terme. ca coute assez cher à installer pour ne pas la remplacer tous les 3 ans !

La maintenance – a minima annuelle – doit être effectuée par un professionnel chauffagiste et, bien sûr, doit être incluse dans votre budget annuel.

Pour plus de sécurité et de confort, la solution simple est de contracter l’entretien avec un chauffagiste, comme vous le faites déjà si vous avez une chaudière gaz ou fioul. Ainsi votre pompe à chaleur bénéficiera d’un entretien régulier et vous ne courrez pas le risque de surconsommation à cause de l’encrassement des filtres !

Le prix d’un contrat d’entretien pour une pompe à chaleur se situe entre 150 et 250 € par an.

La pompe à chaleur est elle rentable ?

A première vue, l’installation d’un système de pompe a chaleur chez vous peut paraître tellement cher qu’elle serait hors de portée.

Néanmoins, il vous faudra considérer deux choses pour évaluer votre projet :

  • Tout d’abord le temps d’amortissement : a savoir au bout de combien de temps les économies d’énergies réalisées “rembourseront” le coût initial d’installation. Sans aides, on estime que c’est entre 5 et 10 ans. Avec aide ce peut être au bout d’un mois.
  • Ensuite les aides potentielles (la plupart sous conditions de revenus, mais pas toutes) qui viendront diminuer le coût initial que vous devrez supporter. Et ce de plusieurs milliers d’euros pour les ménages les plus modestes. Oubliez néanmoins la promesse fallacieuse de la pompe à chaleur à 1€ : c’est un cas extrême qui reste donc relativement rare.

A quelles aides puis-je prétendre pour m’aider à financer ma PAC ?

Pour ce qui est des aides, vous pouvez considérer :

MaPrimeRénov’ – Une prime décernée par l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH) qui peut vous aider à financer l’isolation, le chauffage, la ventilation ou l’audit énergétique d’un logement individuel ou collectif dès lors que les travaux sont réalisés par une entreprise/ un Artisan possédant le label RGE (Reconnue Garante de l’Environnement). Ce point est critique : artisan non RGE = aucune prime (y compris celles expliquées ci-dessous. Et il n’y a pas d’exceptions quoiqu’on vous raconte). Cette prime rénov sera sous condition de revenus (tranche de revenus matérialisés par un code couleur) qui déterminera la prime maximum à laquelle vous avez droit au global (c’est à dire pour tous les chantiers que vous ouvrirez – par exemple si vous devez refaire l’isolation avec l’installation de la PAC)

  • MaPrimeRénov’ Bleu : 10 000 €
  • MaPrimeRénov’ Jaune : 8 000 €
  • MaPrimeRénov’ Violet : 7 000 €
  • MaPrimeRénov’ Rose : 4 000 €

Les Certificats d’économie d’énergie (CEE) – La bonification accordée dans le cadre des CEE (certificat d’économies d’énergie) dans le cadre du volet chauffage du plan coup de pouce.Elle prend plusieurs noms selon l’entreprise qui les rachète (Prime Energie de Total Energie, Prime Eco Auchan, Prime Energie EDF …). La Prime CEE généralement retrouvée sous le nom générique “Prime énergie”,  permet de financer vos travaux  d’économie d’énergie avec un objectif de réduction de la consommation d’énergie de 50% d’ici 2050 en France. L’idée c’est que chaque chantier qui permet d’économiser de l’énergie génère un certificat à la hauteur de l’économie. Ces certificats sont ensuite rachetés par les grands groupes énergétiques pour compenser leur pollution. En conséquence cette prime est sans conditions de revenus. Le prix des CEE s’exprime en €/kWh cumulé actualisé (€/kWh Cumac) ou KWh représente la puissance énergétique économisée. Le prix par kWh Cumac oscille entre 7€ (actuellement) et 10€ (en 2019 par exemple). Les CEE représentent un marché (le stock de CEE produit par tous les chantiers de rénovation énergétique représente l’offre et la demande est conditionnée par le niveau de pollution émis par les “obligés” à savoir les producteur et distributeurs d’énergie en fonction de la quantité de pollution émise). En gros plus on produit d’énergie, plus on doit compenser ses pollutions avec des CEE plus on doit donc en acheter, plus on est incitatif sur les chantiers de rénovation énergétique pour augmenter l’offre de CEE et donc baisser le prix unitaire d’un CEE…. Ah la loi du marché a du bon non ?

L’éco-prêt à taux 0 – L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) permet de financer des travaux de rénovation énergétique pour un montant compris entre 7 000 € et 30 000 € maximum selon la nature des travaux financés. 3 types de travaux sont financés :  dispositifs d’assainissement individuels (les fosses sceptiques), amélioration de l’isolation ou installation de système CVC plus performants et enfin amélioration

des performances énergétiques globales – dès lors que les travaux quels que soient leur nature – permettent une économie d’énergie de 35% minimum versus la consommation avant les travaux.

Les aides éventuelles des collectivités locales-  Les aides locales prennnent la forme de chèques énergie, d’éco-chèques ou encore de subventions directes. Les collectivités territoriales (communes, communautés de communes, départements et régions) développent leur programmes d’aide de manière autonome : renseignez vous en Mairie ou auprès de votre artisan pour en connaître les montants.

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