Comment isoler sa maison à 100% ?

21 minutes de lecture.

Alors comment bien isoler sa maison ? Quoi de plus simple : Il suffit de boucher les trous avec de vieux journaux !
Ahhh si c’était vrai ! J’aurais pu profiter du soleil et m’économiser la rédaction de ces 3 087mots…
Mais non, l’isolation est une matière en tant que telle. Une multitude de matériaux, une foultitude de techniques… Combinez les deux et on approche de l’infini. Et ajoutez à cela que chaque combinaison de techniques et de matériaux doit se conformer aux spécificités de votre maison… Car effectivement chaque matériau – comme toutes choses en ce monde – possède ses utilités, qualités et défauts.
Par exemple l’épaisseur nécessaire d’isolant pour atteindre le même niveau d’efficacité : une épaisseur importante réduit le volume de la pièce. Si vous habitez dans une chambre de bonne, c’est un point critique. Si vous habitez dans une forteresse médiévale; c’est probablement le cadet de vos soucis….Mais si vous habitez dans la dites forteresse, oubliez l’isolation par la laine de verre : l’Architecte des Bâtiments de France vous jetterais dans vos propres oubliettes !

Alors le domaine est tellement vaste qu’un article n’y suffirait pas. C’est pourquoi cet article est construit comme la trame d’un dossier : chacune de ses parties vous renvoie vers des articles dédiés, plus complets et précis. Ici vous êtes en quelque sorte dans un gros résumé.
Enfin comme le domaine est vaste, j’ai probablement oublié quelques (beaucoup ?) matériaux ou éléments/techniques pourtant tout à fait dignes d’être développés ci dessous.
Alors bien sûr, si vous n’êtes pas d’accord avec l’article, n’hésitez pas à suggérer et commenter en bas de l’article ! Et enfin si vous vous posez la question de l’isolation sous l’angle de l’écologie, n’hésitez pas à consulter ma liste des chauffages écologiques avec plein d’articles qui vont en profondeur des choses pour allier confort, économie et écologie !

Mais tout d’abord pourquoi isoler ?

Schéma des pertes de chaleur dans une maison

Allons donc, je suis papa et je sais donc qu’il n’y a pas de questions stupides.

Pour y répondre : une maison non isolée perd environ (ces chiffres sont très approximatifs et varient selon le type de maison et les méthodes de construction) :

  • 25 % de sa chaleur par le toit
  • 33% par les murs
  • 15% par les sols
  • 15% par les courants d’air
  • 20 % par les fenêtres.

La grande majorité de cette perte de chaleur (environ 58%) provient de deux zones, à savoir le toit et les murs.

L’ironie de la chose, c’est que ce sont des zones qui sont assez faciles à isoler – à moins que vous n’ayez une vieille maison biscornue avec des murs peu orthodoxes ou que votre maison possède des combles aménagées).

Il n’est donc pas difficile de comprendre pourquoi l’ajout d’une isolation à vos murs et à votre toit peut réduire vos coûts de chauffage de manière significative, tout en étant abordable et facile à réaliser. Et je ne mentionne même pas le gain pour notre bonne vieille planète !

Comment fonctionne l’isolation ?

Il est vraiment important de comprendre comment fonctionne l’isolation si vous voulez être en mesure d’évaluer chaque type de matériaux ou des techniques que l’on vous proposera. Mais bon on a déjà beaucoup beaucoup de choses à dire ici, et ce sujet là est déjà un sujet complet en soi. Comme c’est un sujet complet… et bien il faut un article complet… Et comme il faut un article complet, et bien c’est par là : l’isolation; comment ca marche ?

L’isolation dans le Neuf ou l’Ancien : enjeux différents

Lors de la construction d’une nouvelle maison ou de l’extension de votre maison actuelle, le niveau d’isolation sera dictée par le maître d’œuvre ou l’architecte. La chose la plus importante à garantir dans le cadre d’un projet de construction neuve est que l’isolation soit bien installée, sans interstice. C’est la principale chose que vous aurez à contrôler si vous voulez mettre la main à la pâte. Car tous les autres aspects de l’isolation seront probablement “embarqués” dans le choix des matériaux : les fenêtres produites récemment par exemple sont déjà toutes bien isolées.

Au delà de la construction, sur les aspects rénovation; il ne s’agit pas uniquement d’isoler les combles et les murs (58% des pertes si vous avez bien suivi), mais vous devriez également envisager d’isoler les planchers, surement aussi de vous intéresser aux fenêtres etc etc.  Dans ce cas là, il faut savoir se faire accompagner car la diversité du bâti français (on est un vieux pays quand même) impose d’adapter les solutions techniques retenues à la nature et aux spécificités du bâtiment.

Par exemple, qui aurait l’idée de plaquer des feuilles d’aluminium sous les planchers de Versailles ?

De plus, lors d’une rénovation, certains types d’isolants ne peuvent tout simplement pas être utilisés (au-delà de la protection du patrimoine). Par exemple, les feuilles d’isolation solides telles que les feuilles de polystyrène ou les panneaux PIR avec feuille d’aluminium, car il est impossible d’accéder à l’ensemble des endroits ou elles devraient être posées. Travaillez donc bien en amont sur le plan de votre maison avant de vous ruer – chéquier en main – chez Leroy M*** .
Quand vous ajoutez ou améliorez l’isolation le pare vapeur est capital – vous devez ajouter un pare-vapeur ou une couche de contrôle de la vapeur (VCL) sur le côté chaud de l’isolation et une couche d’étanchéité à l’air sur le côté froid de l’isolation. Le pare-vapeur ou le VCL empêche ou limite la quantité de vapeur d’eau qui pénètre dans l’isolant. Dans le cas contraire, si l’on utilise un isolant artificiel tel que la fibre minérale ou la fibre de verre, la condensation interstitielle à l’intérieur de l’isolant réduit son efficacité et peut entraîner la pourriture du bois des charpentes environnantes…. Pour tout savoir sur le pare-vapeur, c’est d’ailleurs par ici !

La couche d’étanchéité à l’air – elle – contribuera à réduire les pertes de chaleur dues au vent (lorsque le mouvement de l’air sur l’isolation attire la chaleur hors de celle-ci) et réduira les courants d’air dus à une ventilation non contrôlée, Pour tout savoir sur la ventilation de la maison – un point aussi critique que son isolation – je vous ai patiemment concocté un dossier « ventilation » entier accessible ici !

Et puisque l’on est français : quels normes et contrôles ?

Bien sûr, tout cela relève de normes et de contrôles – on est en France quand même ! Pour le contrôle, c’est le DPE – le Diagnostic de Performance Énergétique. Obligatoire avant toute vente immobilière. Pour les normes, ce sont principalement les réglementations thermiques (RT) : la RT2012 pour la construction et la RT 2007 pour la rénovation. C’est barbare mais on va écrire un article pour tout vous expliquer.

Après ces normes ne sont qu’incitatives (mais n’oubliez pas que le DPE est obligatoire) Vous pourrez toujours augmenter ce que suggèrent les professionnels si vous voulez essayer de réduire encore plus vos pertes de chaleur.

En guise d’exemple : la consommation moyenne d’énergie au mètre carré en France est de 240 kwh/m²/an. Cela correspond à la note E dans un DPE. Avec cela vous n’avez pas le bonnet d’âne (note G) mais pas loin…. Si vous voulez être le premier de la classe, il vous faudra un A et pour ce faire, une consommation maximum de 50kWh/m²/an. Soit 5 (oui cinq) fois moins que la moyenne nationale… Et bon la moyenne des français n’habitent pas dans des grottes, donc la moyenne est déjà un peu isolée…
Donc A c’est déjà beaucoup beaucoup !

Isoler d’accord, mais avec quoi ? Une liste des types d’isolant :

De manière générale on distingue trois familles d’isolants :

  • Les isolants synthétiques (à base de produits pétroliers – PIR & PUR)
  • Les isolants minéraux (Laine de Verre ou Laine de Roche).
  • Les isolants naturels à base de fibre végétale ou animale (argile, chanvre, chèvenotte, bois, coton recyclé, fibre d’herbe, laine de mouton, lin, liège, plumes de canard, ouate de cellulose, paille, roseaux, tissu, algues et coquillages… il y en a beaucoup… que d’articles à faire !).

Si vous voulez une approche plus technique de cette liste, je vous renvoie à notre article : Comment choisir la bonne isolation pour ma maison ou nous examinons les différents types d’isolation disponibles et leurs performances, afin de vous permettre de prendre une décision éclairée.

Pour des conseils plus précis, chacun de ces isolants fait l’objet d’un article dédié (les liens sont donnés à chaque fois). Mais attention, puisque l’on est sur un site qui veut promouvoir les solutions ayant le meilleur rapport efficacité/prix/Impact Ecologique; je vous ai concocté une petite étude sur le prix réel des matériaux écologiques pour l’isolation. Et le fait est qu’ils ne sont pas forcément plus chers…

A) Les isolants synthétiques:

Isolation par panneaux rigides L’isolation au moyen de panneaux rigides est couramment utilisée pour les murs, les planchers les combles et les plafonds. Ils sont composés de matériaux isolants compressés : mousses PIR/PUR, fibre de bois, polystyrène ou multicouches avec des feuille d’aluminium (généralement pour les isolations en « toit chaud »). Mais quels sont les différents types disponibles et quels sont leurs avantages/inconvénients ? Pour les curieux en la matière; c’est par ici !

Isolation par pulvérisation de mousse ce produit tend à se répandre en France, car il répond efficacement à l’enjeu de la pose (souvent difficile et coûteuse – surtout dans l’ancien comme nous l’avons déjà évoqué). Mais n’est ce pas qu’une économie de court terme ? Pour rompre l’insupportable suspense de cette question, jetez un œil à notre article  Avantages et inconvénients de l’isolation par pulvérisation de mousse…

Kits d’isolation par pulvérisation de mousse C’est pareil qu’au-dessus, sauf qu’on le fait soi-même. Alors Grand-Mère avait elle raison quand elle vous serinait “on est jamais mieux servi que par soi-même !”  Pour lui donner raison, il vous faudra comprendre les pièges potentiels de l’isolation DIY grâce à cet article.

L’isolation par feuille multicouche – elle n’est pas aussi courante mais est utilisée dans des applications plus spécifiques où d’autres formes d’isolation ne conviennent pas car elle à l’avantage d’être très fine. Même si c’est rare, nous nous sommes penché dessus pour vous produire ce petit article la!

B) Les isolants minéraux

Isolation avec des laines minérales – Qu’elle soit de verre ou de roche, il s’agit de la forme la plus courante d’isolation – notamment pour les combles isolées selon la technique du toit froid. Mais si son rapport qualité prix semble excellent, elle ne va pas sans quelques réels inconvénients pour la planète ou pour votre maison. A noter aussi quelques réserves sur l’éventuelle toxicité….Enfin bref, on décortique la chose ici

L’isolation par Argiles Expansées : l’argile expansée – disons le directement – est peu performante en isolant thermique. Mais elle  peut se révéler très utiles dans certains projets d’isolation – notamment des gaines de services et des fondations de maison en terre-plain. En outre elle possède d’excellentes capacités d’isolations phoniques notamment contre les bruits aériens ou de voitures. Un isolant tout en nuance donc , à découvrir dans cet article complet !

L’isolation avec des panneaux de Verre Cellulaire : Un isolant tout en nuance lui aussi ! En termes d’isolation pure, le verre cellulaire est défavorisé du fait de son prix élevé pour une performance thermique quasiment égale à la laine de verre. Mais ses propriétés mécaniques; sa parfaite tenue dans le temps et sa résistance absolue à l’humidité, aux rongeurs, champignons et tous les nuisibles; en font un matériau très performant pour certains besoins d’isolation assez techniques. On le retrouvera donc dans l’isolation des fondations, des toitures plates, des toitures végétalisées ou en ITE sur des facades exposées aux pluies. Bref un drôle d’isolant à découvrir dans cet article complet !

B) Les isolants naturels

(mes préférés évidemment)

Isolation en laine de mouton Nous ce n’est pas un poisson d’avril. Pour une raison quelconque, elle est souvent considérée comme le parent pauvre en matière d’isolation. Mais vous serez étonnés de voir ce que matériau naturel et “innocent” est capable…Alors si vous n’êtes pas vegan, c’est par ici.

Isolation en fibre de bois – naturelle et efficace elle possède de nombreux avantages – notamment en cumulant isolation thermique et acoustique. Alors si le voisin est batteur pour un groupe de Metal; vous serez surement intéressé par cet article là !

Isolation en fibre de coco – parfaitement naturelle, sans ajout de polymères pour sa cohérence (il est naturellement présent dans la fibre) et bon isolant autant thermique que phonique; la fibre de coco pourrait être le parfait isolant écolo, durable et responsable. Sauf que…. Sauf qu’il vient de loin. Donc cet isolant est gourmand en « énergie grise »

Isolation en fibre d’herbes – parfaitement naturelle, excellent isolant autant thermique que phonique; la fibre d’herbes pour l’isolation nous vient d’un merveilleux pays : la Suisse. Et niveau écologique, la fibre d’herbe place la barre haut : pour 1kg de fibre d’herbes, on aura absorbé 1,405 Kg de CO2. Son bilan carbone est donc aussi beau que l’absence de COV que cette isolation émettra dans votre maison. Alors une petite révolution dans la Prairie ? Certes, mais attention; il y a évidemment quelques nuances !

Isolation en copeaux de bois – Excellent exemple d’économie circulaire, l’isolation en copeaux de bois est en plus parfaitement saine pour vous autant que pour la planète. Niveau performance, on retrouvera un niveau légèrement plus faible que l’isolation en fibre de bois; mais le principal défaut des copeaux de bois reste qu’ils sont inflammables – et devront donc être disposés avec précaution. Alors si vous chercher un matériau produit localement, circulaire, écologique et économique : intéressez vous aux copeaux de bois !

L’isolation en blue jean encore une fois ce n’est pas une blague, c’est l’un des isolants écologiques les plus récents, fabriqué à partir de blue jeans recyclés et qui devient de plus en plus populaire. Mais ce qui est populaire n’est pas forcément bon (1 français sur 4 fume encore…) alors si vous êtes inconditionnel de Levi’s – ou plus simplement du recyclage –  vous devriez vous intéresser à cet article.

L’isolation en Ouate de Cellulose –  Constituée à 85% de fibres de papier recyclées (vieux journaux, cartons d’expédition…) et de 15 a 25% d’un produit ignifuge et répulsif (en France du sel de bore), l’ouate de cellulose est un produit biosourcé qui s’inscrit parfaitement dans le concept d’économie circulaire. Originaire de pays aux climats extrêmes (nos amis canadiens en furent les pionniers dans les années 20) son efficacité thermique n’est plus a prouver. Mais au-delà de ces dernières, elle possède toute une série d’autres avantages. Alors l’ouate de cellulose, un miracle dans nos greniers ?
Oui, a quelques détails près ! Mais de gros détails quand même….

L’isolation en Laine de Chanvre – L’isolation en chanvre, est un produit écologique qui ne contient presque aucun additif pouvant nuire à l’environnement. Lors de sa transformation et de son installation, le chanvre ne présente aucun danger pour la santé. Sa durée de vie est stupéfiante (jusqu’à 60 ans) et la plante ressemble comme deux gouttes d’eau à du cannabis… Oui c’est un cannabinoïdes – mais celui-ci ne se fume pas : c’est vos murs et greniers et non vos ados qu’il isolera !

L’isolation en Roseau – L’isolation en Roseau, est un produit parfaitement écologique – voir le plus écologique de cette liste – qui ne contient aucun additif pouvant nuire à l’environnement ou votre santé. Sa durée de vie est stupéfiante (jusqu’à 80 ans pour certaines formes d’isolation des murs) et la plante pousse à peu près partout… Oui mais elle reste cher car elle doit être enduite avec une terre naturelle ou un enduit à l’argile. Particulièrement adapté à la rénovation de Demeures Historiques ou de caractère – quoi que rustiques – ou de projets de construction aux normes passives ou BBC. Bref des projets ou le cachet doit l’emporter sur le prix…

L’isolation en Laine de Lin – L’isolation en Lin, est un produit écologique qui ne contient presque aucun additif pouvant nuire à l’environnement – enfin dans sa forme naturelle. Très performant thermiquement, assez performant phoniquement pour les bruits de percussions et les bruits aériens, il représente une excellente option d’isolation !

Focus sur l’isolation des murs

L’isolation des murs creux

Traditionnellement, dans une construction avec des murs creux, on dispose une couche de panneau isolant contre le mur intérieur et un vide du côté du mur extérieur. Le principal enjeu étant de garantir une parfaite continuité entre les panneaux isolants sinon -au moindre interstice entre les panneaux – l’efficacité thermique du mur part aux oubliettes… et ce d’autant plus qu’une fois le mur terminé… et bien c’est trop tard ! Sauf à reconstruire la maison; mais bon….

Isolation traditionnelle des murs creux
Isolation traditionnelle des murs creux

Mais pourquoi maintenir ce vide du côté du mur extérieur ? Et bien, le principe c’est d’avoir de l’air qui circule un peu du côté extérieur

pour éviter que l’humidité – qui  pénètre de l’extérieur – ne soit transportée à travers la maçonnerie et l’isolation vers la couche intérieure (en d’autres termes dans votre maison). Car si c’est le cas, adieu la jolie peinture du salon; elle sera bientôt toute cloquée et auréolée.

Dans une construction déjà existante avec des murs creux, comme vous ne pouvez pas enlever le mur extérieur pour installer des panneaux isolants (sauf a reconstruire la maison…), il n’y a pas mille options.

Mais ces deux dernières options ne sont généralement pas retenues en raison des coûts qu’elles impliquent.

Si vous voulez plus d’informations sur le sujet, je vous renvoie à l’article l’isolation par remplissage des coulisses de mur. Il s’agit d’une forme d’isolation des murs creux qui peut être facilement mise en œuvre dans votre maison en complément de l’isolation existante ou pour isoler un mur creux classique…

Pour l’isolation par l’intérieur ou l’extérieur, alors la technique est la même que pour les murs creux. Et l’explication est juste en dessous !

L’isolation des murs pleins :

Si votre maison est construite sur des murs pleins, votre seule option est d’isoler par l’intérieur ou l’extérieur. Pour cela, vous avez un choix énorme de matériaux mais vous devrez veiller à utiliser un matériau qui respire et ne pas oublier d’installer un pare-vapeur ou VCL et une couche d’étanchéité à l’air si vous voulez bien faire les choses. Bien sûr nous vous avons concocté une série d’articles sur le sujet que nous vous donnerons au fil de l’eau !

Isolation extérieure Il s’agit d’ajouter physiquement une isolation à la surface extérieure de vos murs principaux. Mais il y a plus à faire que vous ne le pensez. la preuve en lisant cet article détaillé !

Isolation intérieure – Comme son nom l’indique, ce type d’isolation est ajouté à la surface intérieure des murs principaux de votre maison. Mais, vous l’avez deviné, c’est aussi simple que cela, il y a certaines choses que vous ne pouvez pas ignorer… Mais ce que vous n’ignorez pas, c’est que sur ce blog, on déteste les questions sans réponses. Donc les réponses sur l’isolation intérieure, c’est par ici !

Focus sur l’isolation des planchers

Si votre maison a des planchers suspendus en bois au rez-de-chaussée (en d’autres termes vous avez un vide sanitaire sous la maison ou une cave), il y a de fortes chances pour qu’ils soient très exposés aux courants d’air et non isolés. On voit parfois certaines personnes ajouter des rouleaux de laine de verre entre les solives du plancher, maintenus par du grillage à poules. C’est mieux que rien, ça ne coûte pas si cher, c’est très moche mais bon, ça reste invisible ailleurs que dans la cave qui est rarement l’endroit le plus cosy de la maison. Donc ce serait juste pas top, s’il n’y avait pas cette bonne nouvelle : une fois que vous avez décidé de faire cela, les étapes supplémentaires nécessaires à la bonne isolation de votre plancher ne sont pas si compliquées et feront LA différence en termes de performance. Et pour voir en pratique ces quelques étapes, c’est par ici !

Focus sur l’isolation des combles

Lorsque vous améliorez l’isolation de vos combles, vous pouvez commencer par la lecture de cet article. Pour ce qui est du projet en tant que tel, tout dépend d’une question : les combles sont elles – ou non – aménagées. En gros il y a t il une pièce juste sous le toit. Si oui, vous êtes bon pour une rénovation totale, car il faudra démonter les murs (ou le toit). Si non, alors reste une seconde question. Partez vous sur une isolation dites “en toiture chaude” ou une dites en “toiture froide”. Rien à voir avec le climat de votre région, on vous explique :

L’isolation en toiture chaude – ce type d’isolation consiste à installer l’isolant sur la face inférieure de la toiture (entre les chevrons), ce qui permet à la chaleur de monter dans le grenier, d’où le nom de « toiture chaude ».

L’isolation en toiture froide – Dans ce type d’isolation – très utilisée dans les bâtisses anciennes, l’isolant est placé non juste sous les chevrons mais au niveau du sol des combles. Le toit reste froid car les combles ne sont pas isolées de la toiture.


D’où le nom “toiture froide”. CQFD ! D’ailleurs c’est la raison pour laquelle dans les bâtiments antérieurs au XXieme siecle le sol des greniers était souvent fait de terre et de paille mélangées. C’était un excellent isolant pour une technique en “toiture froide”.
L’isolation par toiture froide est le type d’isolation le plus courant dans les maisons traditionnelles, tandis que les toitures chaudes sont plus courantes dans les maisons de style chalet, où des pièces habitables se trouvent dans les combles.

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